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Naâma, la porte du Sahara : dunes, ksour et traditions à vivre ensemble

Admin Ormeet · 26 octobre 2026

Sur les hauts plateaux de l'ouest algérien, entre l'Oranie et le Sahara, la wilaya de Naâma est de celles qu'on découvre rarement au hasard — et qu'on n'oublie jamais une fois visitées. Son chef-lieu, Mécheria, et sa ville la plus connue, Aïn Sefra, surnommée « la porte du Sahara », ouvrent sur un monde de steppe, d'oasis et de ksour où la vie garde le rythme des saisons. C'est un patrimoine moins médiatisé que d'autres, mais tout aussi riche, et qui se prête parfaitement à une sortie découverte entre amis.

Traditions et fêtes

Dans les oasis des Monts des Ksour — à Asla, Tiout ou Sfissifa — Yennayer, le nouvel an agraire, se célèbre encore selon des gestes transmis de génération en génération. La fête marque la fin de la récolte des dattes et le passage à une nouvelle saison : on profite de ces journées pour entretenir les palmiers, nettoyer les puits et les canaux d'irrigation qui font vivre la palmeraie toute l'année. C'est un patrimoine immatériel discret mais bien vivant, enraciné dans le lien entre les habitants et leur oasis.

Plus largement, le calendrier de la wilaya est aussi rythmé par des waâdat — des rassemblements populaires festifs — et des maouassem à caractère religieux, qui ponctuent la vie des villages et des ksour au fil de l'année. Ce sont des moments de retrouvailles et de convivialité, où la communauté se rassemble autour de valeurs partagées.

Comment le vivre aujourd'hui : si tu passes par les oasis des Ksour en janvier, autour de Yennayer, prends le temps d'observer (avec respect et discrétion) l'entretien des palmeraies — un geste simple qui raconte toute l'histoire agricole de la région. C'est aussi une belle occasion de proposer une sortie de groupe pour découvrir un village oasien hors des sentiers classiques : crée une sortie découverte à Naâma sur Ormeet.

Un paysage qui raconte une histoire

Aïn Sefra doit son surnom à sa position unique : perchée à plus de 1 000 mètres d'altitude au pied du Djebel Mekter, elle voit les dunes du Grand Erg Occidental venir mourir à ses portes. Certains hivers, un phénomène rare et saisissant s'y produit : une fine couche de neige vient recouvrir le sable des dunes, offrant un contraste que peu de paysages dans le monde peuvent revendiquer.

À une dizaine de kilomètres de là, l'oasis de Tiout conserve un vieux ksar et sa mosquée, bâtis au tout début du XIVe siècle. Mais c'est surtout pour ses gravures rupestres que le site est connu : découvertes dès 1847, elles comptent parmi les premières œuvres préhistoriques jamais signalées au monde. La plus célèbre, une fresque surnommée « l'histoire de la chasse » et longue d'une vingtaine de mètres, met en scène des scènes de vie vieilles de plus de 8 000 ans. Des gravures similaires se trouvent aussi du côté de Moghrar et d'Asla, autres oasis du sud de la wilaya.

Comment le vivre aujourd'hui : une randonnée matinale sur les dunes d'Aïn Sefra, suivie d'une balade dans l'oasis et le ksar de Tiout, fait une journée de groupe idéale — entre nature, patrimoine et grand air. Retrouve les sorties organisées dans la wilaya sur la page Naâma d'Ormeet.

À goûter absolument

La cuisine de Naâma porte la marque de la vie pastorale des hauts plateaux. Le mechoui — un mouton ou un agneau entier rôti — y tient une place d'honneur lors des grandes occasions et des repas de fête entre familles et amis. Le couscous, préparé avec un bouillon d'agneau et des légumes de saison comme le navet et la carotte, reste le plat du quotidien par excellence. On l'accompagne souvent de lben ou de rayeb, ces laits fermentés qui rafraîchissent et complètent le repas, et on termine presque toujours par un thé à la menthe, servi comme un geste d'hospitalité avant même d'être une boisson.

Comment le vivre aujourd'hui : rien ne vaut un mechoui ou un couscous partagé en groupe pour clôturer une journée de découverte dans la wilaya — l'occasion parfaite pour prolonger une sortie entre amis autour d'un bon repas.

Un mode de vie façonné par la steppe

Ici, le patrimoine se lit aussi dans le quotidien : l'élevage ovin et la vie pastorale des hauts plateaux ont façonné les savoir-faire locaux, de la laine aux tissages familiaux, en passant par l'entretien minutieux des palmeraies dans les oasis. Ce sont des gestes transmis sans grand discours, dans les familles, au fil des saisons — un artisanat de nécessité devenu patrimoine. La région compte aussi plusieurs sources thermales, autre visage de ce territoire façonné par l'eau et la terre.

Mécheria, le chef-lieu, joue un rôle différent mais complémentaire : ville-carrefour des hauts plateaux, elle reste le point de passage naturel entre les oasis du sud de la wilaya et le reste de l'Oranie, et garde elle aussi les usages simples de l'hospitalité steppique — un détour utile avant de pousser vers Aïn Sefra et les ksour.

Activités à vivre en groupe

Entre les dunes d'Aïn Sefra, les oasis de Tiout, Asla, Sfissifa et Moghrar, leurs ksour et leurs gravures rupestres millénaires, Naâma offre un terrain de jeu rare pour une sortie qui change d'air : randonnée sur les dunes, visite des sites rupestres, balade dans les palmeraies, détente aux sources thermales de la région. De quoi remplir un week-end entier entre amis, loin de l'agitation des grandes villes.

Que tu sois originaire de la wilaya ou curieux de la découvrir pour la première fois, Naâma mérite une vraie sortie de groupe pour en saisir toute la richesse. Crée une sortie découverte à Naâma sur Ormeet et pars à la rencontre de ce coin d'Algérie où le désert, la steppe et les oasis se répondent.