Pluie d'étoiles filantes des Léonides : où regarder le ciel en Algérie en novembre 2026
Admin Ormeet · 8 octobre 2026

Il y a des rendez-vous qu'on ne trouve sur aucune affiche ni aucun billet d'entrée, et qui valent pourtant largement le déplacement : regarder le ciel s'embraser de traînées de lumière. Dans la nuit du 17 au 18 novembre 2026, l'Algérie, comme tout l'hémisphère nord, a rendez-vous avec les Léonides, une pluie d'étoiles filantes qui revient chaque année à la même période. Pas besoin de télescope ni de réservation : juste une couverture, de bons amis, et un coin de ciel bien noir.
C'est quoi, les Léonides ?
Chaque année, vers la mi-novembre, la Terre traverse la traînée de poussière laissée par la comète Tempel-Tuttle. Ces grains minuscules, en frottant l'atmosphère à grande vitesse, produisent de brefs éclairs lumineux qu'on appelle des étoiles filantes. Les Léonides doivent leur nom à la constellation du Lion, d'où elles semblent jaillir. Certaines années, le phénomène tourne à la véritable "tempête de météores", avec plusieurs centaines d'étoiles filantes par heure — ça a été le cas en 1833 et en 1966, et ces tempêtes historiques ont longtemps fasciné les observateurs du ciel. En 2026, les astronomes annoncent une activité plus modeste mais bien réelle : autour de 10 à 15 météores par heure, sous un ciel bien sombre.
Quand regarder : la nuit du 17 au 18 novembre
Le pic est attendu dans la nuit du 17 au 18 novembre 2026. Bonne nouvelle : la Lune, encore en premier quartier en début de soirée, se couche avant les heures les plus intéressantes. Le meilleur créneau se situe donc après minuit et jusqu'aux premières lueurs de l'aube, quand la constellation du Lion grimpe haut dans le ciel et que la nuit est la plus noire. Si veiller jusqu'à l'aube un jour de semaine n'est pas ton truc, les nuits qui précèdent et qui suivent le pic (du 15 au 20 novembre environ) offrent aussi quelques étoiles filantes, en plus petit nombre.
Où aller : fuir la lumière des villes
Le principal ennemi des étoiles filantes, ce n'est pas les nuages, c'est l'éclairage urbain. Pour profiter du spectacle, il faut s'éloigner des lumières de la ville et chercher un horizon dégagé, idéalement vers le sud-est, là où grimpe la constellation du Lion.
- Le Grand Sud, pour l'expérience ultime : les nuits sahariennes de Tamanrasset ou de Djanet, au cœur du Hoggar et du Tassili n'Ajjer, comptent parmi les ciels les plus purs du pays. Loin de toute pollution lumineuse, la Voie lactée y est déjà visible à l'œil nu — alors les étoiles filantes, n'en parlons pas.
- Plus près du littoral : les hauteurs et la campagne autour de Tipaza offrent un ciel dégagé à moins d'une heure d'Alger, entre mer et collines.
- En altitude : les plateaux et contreforts de montagne, loin des agglomérations, fonctionnent très bien aussi : il suffit d'un terrain plat, d'un horizon ouvert et d'un minimum de lampadaires à proximité.
Pas besoin d'aller si loin si le temps te manque : même en périphérie d'une grande ville, en coupant les lumières proches et en laissant tes yeux s'habituer à l'obscurité pendant quinze à vingt minutes, tu verras déjà bien plus que depuis un balcon éclairé.
Bien se préparer
- Une couverture ou un tapis, et de quoi te couvrir : les nuits de novembre sont fraîches, surtout après minuit, et encore plus dans le désert ou en altitude.
- Une thermos de thé ou de café, pour tenir la nuit au chaud.
- Pas besoin de jumelles ni de télescope : les étoiles filantes se repèrent mieux à l'œil nu, sur un grand champ de vision.
- Une lampe à lumière rouge plutôt qu'un téléphone allumé en plein écran, pour garder tes yeux habitués au noir.
- De la patience : laisse à tes yeux le temps de s'adapter, et scrute le ciel plutôt que ton téléphone. Si tu veux tenter une photo, un appareil avec un mode manuel, un trépied stable et une pose longue de quelques secondes suffisent à capturer une trace lumineuse.
Observer en groupe : l'esprit Ormeet
Regarder le ciel, c'est encore mieux à plusieurs. Certains météores filent si vite qu'on les manque si on est seul à fixer la mauvaise direction — avec un groupe d'amis répartis sur tout le ciel, personne ne rate le spectacle. C'est typiquement le genre de sortie qui se transforme en souvenir : une nuit à la belle étoile, quelque part entre deux montagnes ou au bord du désert, avec juste assez de lumière pour voir les sourires autour de soi.
Si tu n'as pas encore ton groupe pour la soirée, rejoins une communauté sur Ormeet ou lance l'invitation à la tienne : plein air, astronomie amateur, ou simple envie de sortir de la ville pour une nuit — les communautés locales d'Ormeet sont faites pour ça. Et si le ciel se couvre ce soir-là, retiens quand même la date : les Léonides reviennent chaque année à la même période, et l'Algérie regorge d'endroits pour lever les yeux loin des lumières de la ville.
Rejoins une communauté sur Ormeet et profite de l'automne algérien, les yeux tournés vers le ciel.